Mes poèmes...

Mes poèmes...
Bonjour à tous ;

Je vous remercie pour vos commentaires et vos visites qui me font toujours autant plaisir !! Je me suis dit que si mon histoire vous intéressait, peut-être serait-ce également le cas avec mes poèmes ?! On sait jamais ^^ Alors j'ai décidé de vous les faire partager sur mon skyblog créé à cette intention.

http://etoile-2-lange.skyblog.com/

Voilà, si ça vous intéresse... En fait j'ai commencé par écrire des poèmes, j'ai été un temps découragée car mon ancien skyblog (beaucoup plus négatif) a été supprimé... Puis j'ai recommencé ! Dites moi ce que vous en pensez ;) Entre deux épisodes, peut-être pourront-ils vous distraire ?

Sinon je voudrais vous faire part d'une adresse exceptionnel d'un blog exceptionnel, je parle bien sûr de homosapien ! Je suis cette histoire très prennante depuis le début et je vous conseille de faire de même !

http://homosapien.bloxode.com/

Voilà, merci encore de me lire avec tant d'attention, ça me touche sincèrement...
Rendez-vous au prochain épisode !

Amicalement ; L.F.

# Posté le vendredi 24 novembre 2006 15:52

Episode 38

« La journée s'achève comme ça. Je ne parle pas. Angie pleure. Je n'en peux plus, je ne tiens plus... Lorsque vient l'heure de prendre nos bus pour rentrer chez nous, je l'attrape par le bras et la tire contre moi. Non... Je ne dois pas faire ça... La tentation est trop forte.
J'ap
proche mes lèvres des siennes et lui dépose un doux baiser dessus... Mais Angie me tire à nouveau vers elle et amplifie ce baiser... Comme pour s'échapper, comme pour essayer de me reprendre... Je ne sais quoi faire ni dire...

« - Lena, je ne peux pas vivre sans toi... Je te jure que... Que... Que si tu me laisses tomber je... Je me tue...
-
ANGIE !!!! Moi je te jure que tu ne feras pas ça !!
-
A quoi bon, de toute façon... Sans toi, je n'ai plus de raison de vivre...
-
Mais je ne te lâcherais pas mon amour, je te le promets ! Nous serons les meilleures amies du monde !?! »

Angie baisse le regard. Je sais que ce n'est pas ce qu'elle veut, je sais que nous esrons toutes les deux plus, mais... Mon dieu, c'est tellement compliqué, j'ai l'impression de me punir moi-même, de nous briser, et de la tuer.
Elle lève
vers moi un regard bordé de gigantesques larmes, et aux premiers mots qu'elle prononce, une rivière de tristesse s'écoule de ses yeux sans qu'elle puisse la retenir...

« - Lena,
je te veux ! Je veux tes vres, je veux ta bouche, j'ai envie de toi ! »

Cette fois c'est à mon tour de rougir. Il est vrai que nous n'avons pas couché ensemble, que ça fait deux mois que dure notre couple, sans faille, mais de là à ce qu'elle m'annonce ça comme ça ! L'euphorie remplace la tristesse dans mon corps. Je la questionne sans répit.

« -
Hein ??? Mais qu'est-ce que tu racontes ?!?
- Je
dis que j'ai envie de toi, de ton corps, envie de te toucher, envie de t'avoir pour moi, envie de te combler, envie de suivre de mes doigts la moindre de tes formes...
- Mais p
ourquoi tu me dis ça maintenant ?...
- Parce
que ça n'a jamais été aussi vrai... Lena, on a déjà franchi tant d'épreuves ensemble, on viendra à bout de celle-là aussi, toutes les deux, ensemble ! Alors ne me laisse pas, s'il te plaît, je ne suis plus rien sans toi... »

Sa
voix se brise dans sa dernière phrase et elle s'écroule à terre, le visage en larmes. Je m'agenouille près d'elle et lui dépose un nouveau baiser sur lesvres.
Ma
is je vois mon bus s'éloigner et, paniquée, je le rejoins en courant. Une fois assise dedans, je pense... Je pense à ce qu'Angie m'a dit, je me demande si je ressens la même chose. Une frisson dans mon ventre me confirme que oui... Et je m'apprête à tout gâcher ?? Seulement pour des parents idiots, qui ne connaissent rien à l'amour, et qui veulent me rendre malheureuse par tous les moyens ? Pas question. Dès que je suis rentrée chez moi je me précipite sur le téléphone. Je passe une heure et demi à expliquer à Angie le fruit de mes réflexions. Quand nous raccrochons, nous sommes d'accord : devant les profs et chez moi, nous nous comporterons en amies modèles. Et chez elle, libre à nous de faire ce dont nous avons envie...

Un mois plus tard...

« - Ang
ie, tu as pensé à prendre ton haut noir et rouge ?
- Oui
ma chérie, j'y ai pensé.
- Et ton mini haut parleur ?
- Aus
si !
- Et le rech
argeur de IPod ?
- Eg
alement ! Arrête de te stresser comme ça Lena, ce n'est que pour une semaine !
- Je sais, je sais, mais je tiens à ce que tout soit parfait ! Après tout c'est la première fois que nous partons en vacances ensemble ! Et nous attendons ça depuis tellement longtemps... Tu sais comment ce dernier mois a été mouvementé et m'a stressé ! Alors même une semaine à 30 km d'ici, et même chez ma mamie, pendant que le reste de ma famille est à Paris, même des vacances comme ça je compte dessus pour nous détendre et à ce qu'on passe du temps ensemble ! »

Angie me pr
end dans ses bras, me serrant contre elle. Ce que ça fait du bien ! Je suis re que nous allons nous retrouver durant cette courte semaine. Loin du bruit de la ville, du stress des cours, de la pression de mes parents... Juste elle et moi ! Je rêvasse des nombreuses choses qu'on pourra faire... Une maison pour nous toutes seules ! C'est une chance que mes grands-parents soient partis en Corse et ne reviennent que deux jours après notre départ de chez eux !
B
iiiiip ! Une voiture klaxonne dehors. Mon père, qui nous emmène jusqu'à Barembach. Je presse Angie, et nous amenons nos affaires dan le coffre de l'Espace. Une nouvelle pensée heureuse me frappe. Le jour où nous rentrerons, nous verrons Cléo et Margot !! Deux de nos meilleures amies, qui ont toujours été là pour nous, mais qui malheureusement habitent à Paris... Je me suis mise d'accord avec mes parents pour qu'ils les emmènent jusque chez moi à leur retour de la capitale. Mon dieu, ça va être génial !! Je fais un grand sourire, plone dans mes pensées. Angie lève un sourcil, puis sourit à son tour de me voir si heureuse. Elle a raison. Je suis à nouveau heureuse, plus que jamais... »

L.F.
Episode 38

# Posté le samedi 09 décembre 2006 06:20

Modifié le samedi 09 décembre 2006 06:35

Episode 39

Episode 39
Mot aux lecteurs :
Chers lecteurs, excusez moi du temps que j'ai mit pour faire paraître un nouvel épisode, mais avec les cours et tout ça... je pense que vous comprendrez. J'espère que je n'ai pas perdu des lecteurs à cause de ça, je tiens beaucoup à vos commentaires qui m'encouragent à poursuivre ! Je pense que le jour où je n'aurais plus ni commentaires ni visites, alors là j'arrêterai. Sinon, n'hésitez pas à me donner votre avis, en vous rappellant que
les propos injurieux sont inutiles.
Merci beaucoup, bonne lecture (en espérant que ça vous plaîra) !

Homosanscomplexe.


« Après un voyage d'environ une heure, nous arrivons chez mes grands-parents. Ils sont sur le point de partir, et me remettent les clés de la maison en main en me recommandant une foule de choses inutiles, je suppose. J'entre dans la maison en saluant mes parents et mes grands-parents de la main, qui prennent tous quatre la route.
J'e
ntraîne Angie après moi, et lui fais rapidement visiter les lieux. Le salon, la cuisine, le bureau, la chambre de mes grands-parents, la salle de bain, la cave, notre chambre... Je me précipite dans le bureau sur le blog homosapien. Ce ptit bout d'homme auquel je me suis tant attaché, que j'aime comme un frère, en bonne folle que je suis, malgré le peu de temps depuis lequel je le connais. Je voudrais lui enlever toute sa douleur et sa peine, le mettre dans un cocon d'argent où il guérira, et porter le poids de son passé et de son existence à sa place sur son dos... Les lignes qu'il écrit de son âme, de son sang, m'inspirent le courage et la force pour affronter aussi bien ma vie que la sienne. Je m'emporte... Si je pouvais lui faire comprendre que le passé n'est rien, qu'il n'est pas seul et qu'il peut y arriver, que je veux lui donner ma force, que je l'aime aussi fort qu'une s½ur peut aimer un frère, que je voudrais que ce soit réciproque, et que je veux porter ses faiblesses et ses blessures, que je mourrai pour lui si j'en avais la possibilité...
L'entrée d'An
gie dans la pièce me tire de mes pensées. Elle a un grand sourire. Je sais qu'elle est heureuse, que je la rends heureuse, et c'est réciproque. C'est notre rêve qui se réalise... Elle vient derrière moi et m'enlace en me murmurant des mots d'amour. Nos baisers portent la tombée de la nuit, et nous sommes encore dans cette pièce, enlacées, nos bouches l'une sur l'autre, quand la sonnette retentit. Je m'extirpe sans volonté des caresses de ma femme, et vais ouvrir. Une femme d'un certain âge est face à moi, mais ses rides ne cachent pas sa joie de vivre et sa volonté. Je reconnais la voisine.

« - Bons
oir madame !
- Bo
nsoir... Lena ?
-
Oui, c'est ça. Que puis-je faire pour vous ?
- Oh, je
voulais juste m'assurer que tout se passe bien.
- A
merveille, merci !
- Et puis je vou
s ai fait une tarte aux pommes, ça vous évitera de faire les commissions tout de suite.
- Merci beaucoup, vraiment. »

Après
quelques minutes de conversation je referme la porte. Je m'aperçois que mon amour a mit la table. Je souris et vais l'embrasser en la remerciant. Puis je m'occupe du repas. Je me contente de pâtes bolognaises. Je fais cuire l'eau des nouilles, et en attendant je vais prendre une douche en recommandant à Angie de surveiller la cuisson et de mettre les pâtes dans la casserole quand l'eau atteint l'ébullition. Ainsi ma surprise est grande lorsque je la vois entrer avec moi dans la douche alors que j'allais en sortir. Elle me dépose un baiser sur les lèvres et je laisse ses mains courir sur mon corps sans relâche... Lorsque la casserole nous réveille. Le couvercle est apparemment tombé sous la chaleur de la cuisson, et je m'attends d'ici peu à voir de l'eau bouillante pleine de pâtes gluantes recouvrir toute la surface plane de la maison. Je sors en courant de la douche, en manquant de tomber. Puis je glisse sur une serviette et me retrouve sur les fesses, à terre, avec un regard blasé. Je me relève avec autant de dignité que possible, sans prêter attention à Angie, morte de rire. Je m'enroule dans ladite serviette et me rends à la cuisine. Quelques temps plus tard nous arrivons à nous attabler, trempées mais souriantes, devant des pâtes bolognaises même pas trop ratées. Une fois le repas fini Angie se charge de la vaisselle. Je me glisse dans une chemise de nuit légère et m'assieds à côté d'elle sur le canapé, dans le salon, pour regarder un film. Mais nous allons vite nous coucher. Angie pose sur moi un regard chargé de plus d'amour que la terre ne pourrait en porter. Elle approche ses lèvres des miennes et m'emporte dans un long baiser. Tous mes sens sont en éveil, elle effleure la moindre parcelle de mon corps. Elle me jette un regard anxieux avant d'emporter ma nuisette dans ses doigts. Je lui souris. Elle reprend confiance, et couvre tout mon être de baisers. Je soupire d'aise et laisse mes mains glisser sur son cou, ses seins, ses hanches... Je la dévêts. Je l'admire d'abord des yeux, puis parcours son corps de mes lèvres, en m'arrêtant sous son nombril. Elle place une de ses jambes entre mes cuisses et y glisse sa main. Je laisse échapper un petit cri de désir et me cabre vers elle. Ses gestes se font plus rapides et plus sauvages, je lui rends tout le bonheur qu'elle me donne... Nous nous laissons emporter par une vague de désir, pour la première fois...

Au matin, je
suis enlacée dans ses bras, pelotonnée bien au chaud, nue... J'ouvre doucement les yeux et entreprends de lui faire de petits baisers partout pour la réveiller, de tendres caresses... Lorsqu'elle commence à émerger je l'embrasse et lui murmure un « bonjour mon amour » au creux de l'oreille. Puis je me lève et m'enveloppe dans une robe de chambre pour aller lui préparer un petit déjeuner. Lorsque je reviens avec le plateau elle est assise dans le lit, luttant pour garder les yeux ouverts. Je fonds. Je m'assieds avec elle.
Un doux cocon
de chaleur et de tranquillité nous enveloppe. Il y a longtemps que je ne m'étais pas sentie aussi sereine et tout simplement... Bien. Je suis dans un « chez-nous » pour une semaine, je l'aime et elle m'aime... Je ne sais pas ce dont je pourrais rêver de plus. Un bonheur calme et tendre comme celui-ci me convient parfaitement. Angie me tire de mes pensées, pose le plateau et m'attire avec elle sous les draps... Décidément (avec le souvenir de notre nuit en tête), ces vacances promettent d'être exceptionnellement bien réussies... »

L.F
.

# Posté le samedi 30 décembre 2006 14:10

Modifié le lundi 23 juillet 2007 00:34

Episode 40

«Une semaine plus tard...

- A
ngie, tu as tout vérifié ? Il n'y a plus rien nulle part ?
-
Lena, ça fait la troisième fois que tu me poses cette question en cinq minutes ! Oui j'ai tout vérifié et non il ne reste plus rien nulle part, chérie.

Je m
'affale sur le canapé, épuisée. Dans un quart d'heure il nous faudra quitter cette maison où nous avons passé tellement de bons moments, et cela me fait mal au c½ur... J'entends une voiture se garer dehors et des portières s'ouvrir. Il semble que mes parents soient déjà là. Une larme coule sur ma joue, mais je me relève. J'attrape Angie par le bras, je rassemble nos affaires, et nous allons nous installer dans la voiture. Je passe l'heure de trajet le regard fixé sur la vitre. La déprime m'envahit et j'ignore pourquoi, hormis notre départ. Nous déposons Angie chez elle et je me contente de lui adresser un signe de tête en guise d'adieu. Je rentre chez moi et le copain de Val m'apprend qu'il a fait une tentative de suicide. J'ai la subite impression de m'être faite assommer par une gigantesque enclume. Des larmes coulent de mes yeux presque sans que je m'en aperçoive, je place ma tête entre mes mains, malheureuse. Je tiens tellement à lui, c'est inimaginable, pire qu'un frère. Pour me changer les idées, je décide d'aller prendre une douche. Après tout, une bonne douche ça a toujours fait du bien et fait disparaître les idées noires. Je me glisse sous la douche, ravale mes larmes... Tout me remonte à l'esprit. J'ai l'impression de ne plus être assez là pour Angie, tout m'abandonne, est-ce que je l'aime encore ?... Evidemment que je l'aime encore, comment est-ce que j'ose me poser cette question !!!! J'ai l'impression d'être enfermée dans une minuscule boîte qu'est la vie, j'étouffe et la mort est la seule sortie... Tout me paraît si noir... Je sors de la douche puis y rentre à nouveau avec une lame de rasoir. Je m'assieds dans le bac, ma lame en main. Je me la passe sur le poignet, insiste un peu, trois gouttes de sang coulent, seulement trois gouttes... C'est assez. Je n'en veux pas plus. Je ne cherche pas à me faire du mal, je veux juste savoir que je peux contrôler ma vie, que j'ai le contrôle, que personne ne me manipule, que je suis capable d'agir sur moi comme je l'entends... Je continuerais presque, mais je pense à Val et je m'interdis de faire ça. J'essaye de me relever, ma vision se brouille, je ne vois plus que du noir, je n'entends plus la radio qui raisonne dans la salle de bain, je me cogne la tête à une paroi de la douche et sombre avec envie dans l'inconscience.

Tout est noir. Noir et blanc. Je suis là, seule, dans une pièce noire. Je reconnais la cave. Celle où mon père m'a enfermée lorsque que j'étais enfant, le dos en sang, pendant deux jours sans manger ni boire. Mais j'ai mon âge actuel. Devant moins, une cigarette. Je la fume, doucement, en regardant les cicatrices que je me suis laissées sur tout le corps. J'observe une photo d'Alex, à moitié brûlée, par terre devant moi. Lorsque ma clope est entièrement consumée je l'écrase à terre et je saisis la seringue devant moi. Elle est pleine. En tremblant légèrement je me pique dans le coude. Une sensation de bien être m'envahit immédiatement. Je suis bien... Je prends la photo d'Alex en main et ferme les yeux, prête pour un long voyage...

Lorsque je me réveille, je broie et je vois du noir partout. Il n'y a plus de musique. J'ai un bref sursaut d'angoisse, mais j'entends mes parents crier en bas, quelque chose à propos de la machine à laver... J'en conclus que les plombs ont sauté. Lorsque la lumière revient, je vois de fins filets de sang sur le sol de la douche. Plus rien ne coule de mon poignet mais les restes de ma connerie sont là, sous mes yeux. J'ai soudain honte. Je ne dois plus faire ça pour me prouver quoi que ce soit !! C'est une mauvaise méthode, c'est une horrible méthode. Je devrais aimer ma vie ! Je devrais être heureuse de pouvoir la vivre ! Alors pourquoi n'est-ce pas le cas... Je retourne dans ma chambre, je pense à ma brève « vision ». Pourquoi ai-je vu ça ? Je ne fume pas, la drogue me répugne. Je n'ai pas de photo d'Alex sur papier et mon enfermement date d'il y a plusieurs années. Depuis, chaque pied que je remets dans la cave est une déchirure... Je ne sais pas quoi faire, je tourne en rond dans ma chambre. Je pense à Val, à Alex, à Angie... Val, Alex, Angie... Val, Alex, Angie ! Je n'en peux plus, je pourrais me frapper la tête contre un mur pour que tout ça s'arrête ! Je ne sais même pas si quelqu'un pourrait m'aider... Mais je n'ai pas besoin d'aide, n'est-ce pas ? Je vais parfaitement bien ! Je me souviens que je disais la même chose mes premiers jours à l'hôpital... J'ai envie de parler à quelqu'un, mais j'ignore qui...
Je dé
cide de dessiner. Je dessine une elfe. Une majestueuse princesse elfe. La pointe de mon crayon porte mon dessin, mes rêves, ma gomme efface ma peine... Je vais mieux. Je décide de me reprendre en main. Je fais une liste de choses à changer... Que je finis par raturer. Tout ça n'a aucun sens. Comment quelqu'un peut-il autant s'ennuyer ? J'aimerais être avec Val en fait... Oui, je crois que j'aimerais être avec lui... J'ai peur que l'amitié que j'ai pour lui ou avec lui n'empiète sur ma relation avec Angie. Mais pourquoi ai-je tout à coup peur que tout empiète sur notre relation ?!? Elle n'est pourtant pas si fragile ! Je crois que dans le fond c'est moi qui suis fragile... Je repense aux derniers évènements de ma vie. Aux dernières personnes que j'ai rencontrées. A mes dernières joies, mes dernières déceptions. Puis toutes ces pensées quittent ma tête. Alors je décide d'écrire. J'écris, j'écris, j'écris encore, autant que je peux, jusqu'à ce que je sois totalement vidée de toutes mes pensées, de tous mes sentiments, de tout ce qui me turlupine... Mais je suis interrompue par la sonnerie de mon portable. Un peu à l'ouest, je mets quelques secondes à le trouver. Puis je le prends en main. Un nom s'affiche sur l'écran. Un nom... La bouche grande ouverte d'étonnement, ébahie, je décroche... »

L.F.
Episode 40

# Posté le lundi 01 janvier 2007 13:17

Modifié le mardi 02 janvier 2007 11:44

Episode 41

Episode 41
Bonjour à tous et à toutes ;

Je m'excuse vraiment de ce décalage entre deux épisodes, dû à des problèmes personnels. Mais je vais me rattraper ! J'espère que vous allez aimer ce nouveau morceau de ma vie, je vous remercie encore pour votre soutien sans faille.

Votre auteur.


« - Val ????
- Allô,
Lena ?
-
En personne.
- Qu'e
st-ce qu'il se passe ?
- Eh bi
en, en fait, je voulais juste te dire que... Enfin, je suis chez Alex là, et... Demain matin je pars pour l'hôpital. Je suis en grave sous poids, je dois aller me faire soigner pour anorexie mentale et phase p suicidaire machin... Il me faudra un mois, peuttre deux...
- QUOI
????? »

Je
laisse une minute de silence. Je suis complètement sous le choc. Il va partir... Me laisser... Tomber...

« -
Pourquoi tu veux aller là-bas, tu crois vraiment que ça va t'aider ?
- Eh bien... Je suppose que oui, du moins je l'espère...
- J
'y crois pas moi. Je pense qu'on ne peut pas guérir en présence de médecins qu'on ne connaît pas et qui te gavent de médocs en pensant « quel taré celui-là ». Je crois qu'on ne peut se soigner qu'avec les gens qu'on aime, et avec leur soutien. Enfin bon, pour ce que j'en dis, fais ce que tu veux...
-
Je n'ai pas le choix ! Je fais 37 kilos à l'heure actuelle, je peux faire un art cardiaque à n'importe quelle minute.
-
... Alors vas-y...
- Je suis désolée, je dois te laisser, Alex n'est vraiment pas bien, je vais aller le consoler... Il donnera des nouvelles quand je serais à l'hôpital. Bonne nuit
- Toi
aussi, Val, bonne nuit... Je t'aime... »

Je raccro
che le combiné, un peu dans les nuages... J'ai peur pour lui, il me manque déjà... Je décide de me connecter pour annoncer la nouvelle à Angie.

L'Etoile de l'Ange : Salut bébé...
L'Ange : Salut chérie, ça va ?
L'Etoile de l'Ange : Non... :'(
L'Ange : Qu'est-ce qu'il se passe ???
L'Etoile de l'Ange : Val... Val s'est fait hospitaliser... Enfin il va se faire...
L'Ange : C'est pas vrai...
Etoile de l'Ange : Ben si... Excuse moi je... Vais y aller je ne me... Sens pas très bien... Bonne soirée mon Amour, je t'aime

Et j
e me déconnecte. C'est trop, j'ai l'impression d'étouffer, comme si j'étais prisonnière sous une masse d'eau immense, un poids au pied, et que rien ne pouvait me libérer, malgré mes gestes vains et insensés. Le temps me prouve qu'il n'est que le début de l'après-midi, et pourtant dans mon c½ur il fait nuit noire... Mais il faut que je me reprenne. Ce n'est bon ni pour moi ni pour Val. Il ne voudrait pas que je sois comme ça, non, il ne voudrait pas...

Deux semaines plus tard...

On
y est, il est enfin sorti de l'hôpital. Il y a deux jours. Je ne l'ai pas vu, mais apparemment il va bien. Moi et Angie aussi on va bien d'ailleurs. On nous a apprit il y a quelques jours qu'une sortie à Paris durant 5 jours sera prévue d'ici un mois avec le collège. Je bous d'impatience, ça va me faire tellement du bien !! M'échapper de tout ça, de cette vie, de la tristesse, des pleurs, de tout... Mais je dois me préparer, j'ai rendez-vous avec Angie, je dois être dans une demi-heure chez elle. Je me prépare, je sors tout d'abord un pantalon noir puis je prends un jean. Il faut que je me soigne, que j'aille mieux... Donc j'enfile un jean décoloré et un t-shirt rouge, et mets néanmoins par-dessus un gilet noir. J'agrafe un collier en velours noir à pics à mon cou et passe du crayon noir sur mes yeux, puis grimpe dans la voiture pour que ma mère me conduise chez l'amour de ma vie. Lorsque j'arrive dans son allée, elle m'attend, me regardant depuis la fenêtre de sa chambre. Je m'empresse de venir la rejoindre et la couvre de baisers. Puis elle m'annonce le programme de notre après-midi : séance photos. Elle tient absolument à prendre de belles photos de moi. Nous allons donc marcher un peu plus loin, vers le terrain de jeu et l'école, dans l'espoir de voir des jeunes enfants comme ceux que nous désirons et espérons avoir plus tard. Elle sort son appareil photo et commence par nous photographier en train de nous embrasser. Nous continuons notre chemin en nous tenant la main. Plusieurs fois elle me dit de m'arrêter, me fait prendre la pose à différents endroits. Derrière des barreaux, prisonnière, allongée dans l'herbe, sur une balançoire en plein vol, assise sur une barrière... Nous rigolons beaucoup, mais Angie est très sérieuse derrière son objectif, une vraie professionnelle ! Elle m'impressionne réellement. Elle me prend sous toutes les coutures, autant de fois que possible, parfois avec quelques accessoires comme une fleur dans la bouche, d'autre fois elle passe plusieurs minutes à rectifier ma pose, à poser ma main à un endroit précis, à tourner mon visage vers la lumière... J'oublie tout sous ses yeux protecteurs... Au terme de cette après-midi photos, quand le jour commence doucement à décliner, nous rentrons chez elle. Elle passe du temps à faire un montage sur la photo de nous deux en plein baiser, je suis à côté d'elle et je souris. Chaque minute que je passe avec elle me rappelle qu'Angie est la source de ma vie, mon oxygène, et que sans elle rien n'est possible... Alors je me surprends à rêver d'amour et d'eau fraîche, de notre futur, de notre maison au bord de la mer, emplie de cris d'enfants joyeux, et nous deux, enlacées sur la plage, face aux rouleaux capricieux de l'océan, jusqu'à ce que ma mère vienne me chercher... Je l'aime... »

L.F
.

# Posté le jeudi 22 février 2007 15:09