« - Lena, qu'est-ce qu'il s'est passé dans cette salle de bain ?!? T'as invité Mr. Tsunami a prendre le thé ou quoi ?!? »
Monsieur Tsunami, à prendre le thé, dans une salle de bain. Non mais franchement, dès fois je me demande où ma mère va chercher tout ça ! En même temps, dès fois en m'entendant parler, on peut s'amener à se poser la même question. Au moins maintenant je sais d'où je le tiens. Bref, j'essaye de chercher une vague explication, quand Hulkette se remet à hurler.
« -Leeeeeeenaaaaaaaaa !!!!!!!!!!!!!!! POURQUOI le téléphone est-il enroulé dans une serviette de bain ?!?!? »
Aïe... Je ne l'en ai pas sorti ? Oups ! J'étais pourtant sûre de l'avoir fait... Aurais-je des absences ? D'après ce que j'ai entendu Alzheimer se manifeste de plus en plus tôt. Il faut que je pense à croire la presse plus souvent.
« - Maman, je ne peux pas venir, j'ai un devoir de maths à faire où je ne comprends strictement rien !!!!
- Débrouille-toi, réfléchis un peu !
- Pff, t'es marrante... Au fait, demain je vais chez Clémence, sa mère nous emmène en ville.
- D'accord, je suppose que je dois te véhiculer là-bas ?
- Ben... oui !
- Merci de me prévenir... »
Elle finit de grommeler seule dans la salle de bain et moi je fulmine sur ma prof de maths. Quelle idée d'infliger un exercice pareil à de pauvres collégiens qui n'ont jamais rien demandé à Pythagore, Thalès, Chasles ou n'importe quel autre imbécile de grec qui, il y a des millénaires de ça, n'avaient rien d'autre à faire que de sauter de leur bain au moindre théorème trouvé dans le seul but de torturer les élèves du 21ème siècle. Propriétaire Terrien, tu déconnes, elle a déjà vu des propriétaires Martiens ou Jupitériens dans des exercices de maths ?!? Ça y est, je me retrouve encore à pleurer comme une idiote sur un problème de maths que je n'arrive pas à faire. Je suis trop stressée, je n'en peux plus, alors je me connecte.
« Ange... : Salut ! Ça va ?
Etoile de l'Ange... : Si tu veux vraiment le savoir, non ! Le devoir de maths me rend dingue, ma mère me hurle dessus, j'arrive à rien !!!
Ange... : Si tu veux je peux venir t'aider ?
Etoile de l'Ange... : ça ne serait pas de refus...
Ange... : ok j'arrive, à tout de suite. »
Angie est vraiment génialissime !!! J'adoooooore cette fille ! Je souris jusqu'aux oreilles pendant les dix minutes qui précèdent son arrivée, quand elle sonne enfin à la porte. Je vais ouvrir.
«- Salut... Merci encore de t'être déplacée...
- Oh, de rien, je m'ennuyais de toute façon
- Viens on va dans ma chambre. »
Je l'entraîne dans ma chambre et ferme la porte. On ne parle même pas, je suis bien trop stressée par ce devoir. On le fait donc, mais il nous faut quand même trois bonnes heures. Puis lorsque tout est remballé nous nous installons sur mon lit et parlons enfin.
« - Tu sais, Lena, pour jeudi... Je ne voulais pas te gêner, je ne pensais vraiment pas que c'était ta bouche que j'avais frôlée, pour moi c'était ton écharpe !
- Je sais, je sais, t'inquiètes.
- Nous n'aurions jamais dû... Enfin, je n'aurais jamais dû... Je m'en veux tellement, t'imagines pas !
- Ehhh, Angie, zen ! Ce n'est pas le drame de l'année ! Ce n'est pas comme si on s'était embrassées !
- C'est vrai... Et puis aucune de nous deux n'est lesbienne, alors où est le problème ?
- Le problème c'est que... Je l'ai... senti...
- Et alors ? Moi aussi je l'ai senti, même si j'ai cru que c'était ton écharpe !
- Non, je veux dire... J'ai... ressenti, quelque chose... Alors du coup maintenant je me pose beaucoup de questions... Est-ce que je suis homo ? Est-ce que je suis amoureuse de toi ? Etc., etc.
- Il y a quelque chose que tu ne sais pas... Il y a quelque chose que tu ne sais pas... Il y a quelque chose que tu ne sais pas... »
La ton de sa voix baissait au fur et à mesure qu'elle répétait cette phrase, et elle rougissait de plus en plus, comme si elle allait dire quelque chose de secret, quelque chose de... d'intime...
« - Qu'est-ce que je ne sais pas ?
- Eh bien... Moi, cette question... Si je suis amoureuse de toi... Je me la posais déjà avant... Avant ce Fameux Jeudi... »
Je pique un fard magistral. Est-elle en train de m'avouer qu'elle est amoureuse de moi ?! Mon c½ur bat à 1000 à l'heure, je sens ses coups dans ma poitrine, je suis si excitée que ça m'en fait presque mal. Mais pourquoi suis-je si pressée ? Je ne suis même pas sûre de l'aimer !
Je la regarde, si belle, à quelques centimètres de moi, avec son regard vert planté dans le mien, et la seule chose que j'ai envie de faire c'est de l'embrasser passionnément. J'en conclus que je suis bel et bien amoureuse d'elle.
« - Angie, je... Je... Qu'est-ce que tu essayes de me dire, là ?
- Rien, que... Voilà, quoi... Je me demandais simplement si... Enfin, de quelle manière... Quelle est la vraie nature... De notre relation... »
Et si je lui disais ? Là, comme ça ? « Angie, je suis amoureuse de toi », rien de plus facile ! J'essaye, j'essaye, et pourtant rien ne sort... Elle voit bien que je n'arrive pas à parler, alors elle prend les devants. Cette fille est un vrai ange !
« - Cette question je me la pose, et je cherche vainement une réponse, que je ne trouve pas...
- Tu me diras quand tu l'auras trouvée... Mais si tu n'as rien ressenti lors de ce baiser c'est clair pour moi que tu ne m'aimes pas... Tu l'as, toi, ta réponse...»
A ces simples mots, les larmes me montent aux yeux. Ça fait si mal de ne pas être aimée réciproquement ?... Oui, je suis amoureuse d'elle, il n'y a plus de doute...
« - Ça me fait tellement mal, Angie, tu n'imagines même pas... Ça me fait mal parce que... Parce que... Parce que, moi, je crois bien avoir ma réponse...
- Et... C'est quoi ta réponse ?
- Je... Angie, je crois bien que...
- Que ? »
Dans ses yeux je lis que je dois continuer, mais les mots ne veulent pas sortir. Alors je ferme les yeux, je respire bien fort et je le dis, comme dans un film, un rôle que je ne joue pas, je n'ai pas l'impression d'être moi.
« Angie, je suis amoureuse de toi. »
L.F.
Monsieur Tsunami, à prendre le thé, dans une salle de bain. Non mais franchement, dès fois je me demande où ma mère va chercher tout ça ! En même temps, dès fois en m'entendant parler, on peut s'amener à se poser la même question. Au moins maintenant je sais d'où je le tiens. Bref, j'essaye de chercher une vague explication, quand Hulkette se remet à hurler.
« -Leeeeeeenaaaaaaaaa !!!!!!!!!!!!!!! POURQUOI le téléphone est-il enroulé dans une serviette de bain ?!?!? »
Aïe... Je ne l'en ai pas sorti ? Oups ! J'étais pourtant sûre de l'avoir fait... Aurais-je des absences ? D'après ce que j'ai entendu Alzheimer se manifeste de plus en plus tôt. Il faut que je pense à croire la presse plus souvent.
« - Maman, je ne peux pas venir, j'ai un devoir de maths à faire où je ne comprends strictement rien !!!!
- Débrouille-toi, réfléchis un peu !
- Pff, t'es marrante... Au fait, demain je vais chez Clémence, sa mère nous emmène en ville.
- D'accord, je suppose que je dois te véhiculer là-bas ?
- Ben... oui !
- Merci de me prévenir... »
Elle finit de grommeler seule dans la salle de bain et moi je fulmine sur ma prof de maths. Quelle idée d'infliger un exercice pareil à de pauvres collégiens qui n'ont jamais rien demandé à Pythagore, Thalès, Chasles ou n'importe quel autre imbécile de grec qui, il y a des millénaires de ça, n'avaient rien d'autre à faire que de sauter de leur bain au moindre théorème trouvé dans le seul but de torturer les élèves du 21ème siècle. Propriétaire Terrien, tu déconnes, elle a déjà vu des propriétaires Martiens ou Jupitériens dans des exercices de maths ?!? Ça y est, je me retrouve encore à pleurer comme une idiote sur un problème de maths que je n'arrive pas à faire. Je suis trop stressée, je n'en peux plus, alors je me connecte.
« Ange... : Salut ! Ça va ?
Etoile de l'Ange... : Si tu veux vraiment le savoir, non ! Le devoir de maths me rend dingue, ma mère me hurle dessus, j'arrive à rien !!!
Ange... : Si tu veux je peux venir t'aider ?
Etoile de l'Ange... : ça ne serait pas de refus...
Ange... : ok j'arrive, à tout de suite. »
Angie est vraiment génialissime !!! J'adoooooore cette fille ! Je souris jusqu'aux oreilles pendant les dix minutes qui précèdent son arrivée, quand elle sonne enfin à la porte. Je vais ouvrir.
«- Salut... Merci encore de t'être déplacée...
- Oh, de rien, je m'ennuyais de toute façon
- Viens on va dans ma chambre. »
Je l'entraîne dans ma chambre et ferme la porte. On ne parle même pas, je suis bien trop stressée par ce devoir. On le fait donc, mais il nous faut quand même trois bonnes heures. Puis lorsque tout est remballé nous nous installons sur mon lit et parlons enfin.
« - Tu sais, Lena, pour jeudi... Je ne voulais pas te gêner, je ne pensais vraiment pas que c'était ta bouche que j'avais frôlée, pour moi c'était ton écharpe !
- Je sais, je sais, t'inquiètes.
- Nous n'aurions jamais dû... Enfin, je n'aurais jamais dû... Je m'en veux tellement, t'imagines pas !
- Ehhh, Angie, zen ! Ce n'est pas le drame de l'année ! Ce n'est pas comme si on s'était embrassées !
- C'est vrai... Et puis aucune de nous deux n'est lesbienne, alors où est le problème ?
- Le problème c'est que... Je l'ai... senti...
- Et alors ? Moi aussi je l'ai senti, même si j'ai cru que c'était ton écharpe !
- Non, je veux dire... J'ai... ressenti, quelque chose... Alors du coup maintenant je me pose beaucoup de questions... Est-ce que je suis homo ? Est-ce que je suis amoureuse de toi ? Etc., etc.
- Il y a quelque chose que tu ne sais pas... Il y a quelque chose que tu ne sais pas... Il y a quelque chose que tu ne sais pas... »
La ton de sa voix baissait au fur et à mesure qu'elle répétait cette phrase, et elle rougissait de plus en plus, comme si elle allait dire quelque chose de secret, quelque chose de... d'intime...
« - Qu'est-ce que je ne sais pas ?
- Eh bien... Moi, cette question... Si je suis amoureuse de toi... Je me la posais déjà avant... Avant ce Fameux Jeudi... »
Je pique un fard magistral. Est-elle en train de m'avouer qu'elle est amoureuse de moi ?! Mon c½ur bat à 1000 à l'heure, je sens ses coups dans ma poitrine, je suis si excitée que ça m'en fait presque mal. Mais pourquoi suis-je si pressée ? Je ne suis même pas sûre de l'aimer !
Je la regarde, si belle, à quelques centimètres de moi, avec son regard vert planté dans le mien, et la seule chose que j'ai envie de faire c'est de l'embrasser passionnément. J'en conclus que je suis bel et bien amoureuse d'elle.
« - Angie, je... Je... Qu'est-ce que tu essayes de me dire, là ?
- Rien, que... Voilà, quoi... Je me demandais simplement si... Enfin, de quelle manière... Quelle est la vraie nature... De notre relation... »
Et si je lui disais ? Là, comme ça ? « Angie, je suis amoureuse de toi », rien de plus facile ! J'essaye, j'essaye, et pourtant rien ne sort... Elle voit bien que je n'arrive pas à parler, alors elle prend les devants. Cette fille est un vrai ange !
« - Cette question je me la pose, et je cherche vainement une réponse, que je ne trouve pas...
- Tu me diras quand tu l'auras trouvée... Mais si tu n'as rien ressenti lors de ce baiser c'est clair pour moi que tu ne m'aimes pas... Tu l'as, toi, ta réponse...»
A ces simples mots, les larmes me montent aux yeux. Ça fait si mal de ne pas être aimée réciproquement ?... Oui, je suis amoureuse d'elle, il n'y a plus de doute...
« - Ça me fait tellement mal, Angie, tu n'imagines même pas... Ça me fait mal parce que... Parce que... Parce que, moi, je crois bien avoir ma réponse...
- Et... C'est quoi ta réponse ?
- Je... Angie, je crois bien que...
- Que ? »
Dans ses yeux je lis que je dois continuer, mais les mots ne veulent pas sortir. Alors je ferme les yeux, je respire bien fort et je le dis, comme dans un film, un rôle que je ne joue pas, je n'ai pas l'impression d'être moi.
« Angie, je suis amoureuse de toi. »
L.F.


